

BismillahirRahmanirRahim
Allahumma Salli ‘Ala Sayyidina Muhammad wa ‘ala ali Seyyidina Muhammadin Al Fatiha
Madad Ya Haqqani Madad Ya Rabbani Madad
Madad Ya SultanulAwliya SheikhAbdullah AlFaiz AdDagistani Qaddas Allahu sirrahu đč
Grand Cheikh Abdullah Faizi d-Daghestani dit :
« Je suis un descendant de Sayyidina Miqdad ibn al-Aswad , que le ProphĂšte nommait comme son adjoint chaque fois qu’il quittait MĂ©dine pour une expĂ©dition. J’ai hĂ©ritĂ©, comme mon oncle, des cinq marques de la Main bĂ©nie du ProphĂšte qu’il avait placĂ©es sur le dos de mon grand-pĂšre bĂ©ni, Miqdad ibn al-Aswad . Une lumiĂšre particuliĂšre brille de cette marque de naissance. »
Ă cette Ă©poque, le Daghestan Ă©tait soumis Ă la sĂ©vĂšre oppression et Ă la tyrannie des armĂ©es d’occupation russes. Son oncle, qui Ă©tait le chef spirituel du village, et son pĂšre, qui Ă©tait un mĂ©decin rĂ©putĂ©, ont dĂ©cidĂ© d’Ă©migrer du Daghestan vers la Turquie. AprĂšs avoir pris cette dĂ©cision, ils ont demandĂ© Ă Cheikh Abdullah de leur donner son avis spirituel sur l’opportunitĂ© de migrer Ă ce moment-lĂ . Grand Cheikh Abdullah a dĂ©crit l’Ă©vĂ©nement :
« Cette nuit-lĂ , j’ai priĂ© Isha’, puis j’ai renouvelĂ© mes ablutions et j’ai priĂ© deux rakats. Ensuite, je me suis assis en mĂ©ditation, me connectant par l’intermĂ©diaire de mon Cheikh, mon oncle, au ProphĂšte .
« J’ai vu le ProphĂšte venir vers moi avec 124 000 Sahaba (compagnons) et me dire : « Ă mon fils, je libĂšre tous mes pouvoirs et ceux de mes 124 000 compagnons de mon cĆur. Dis Ă ton oncle et aux gardiens du village de migrer immĂ©diatement vers la Turquie. »
« Puis j’ai vu le ProphĂšte m’Ă©treindre et je me suis vu disparaĂźtre en lui. DĂšs que j’ai disparu en lui, je me suis vu monter du DĂŽme du Rocher, le Bait ul-Maqdis, d’oĂč le ProphĂšte est montĂ© pendant le Voyage nocturne. Je me suis vu chevaucher le mĂȘme Buraq qui a transportĂ© le ProphĂšte et je me suis vu transportĂ© dans une vision rĂ©elle, jusqu’Ă la Station des Deux Longueurs d’Arc, oĂč je pouvais voir le ProphĂšte mais pas moi-mĂȘme.
« Je me sentais faire partie intĂ©grante du ProphĂšte. GrĂące Ă cette Ascension, j’ai reçu les RĂ©alitĂ©s que le ProphĂšte a dĂ©versĂ©es dans mon cĆur Ă partir de ce qu’il avait reçu lors de la Nuit de l’Ascension. Toutes ces diffĂ©rentes connaissances sont venues dans mon cĆur sous forme de mots de lumiĂšre, qui Ă©taient d’abord verts puis sont devenus violets, et les comprĂ©hensions ont Ă©tĂ© dĂ©versĂ©es dans mon cĆur en quantitĂ© incommensurable.

« J’ai entendu une voix provenant de la PrĂ©sence divine qui disait : « Approche, ĂŽ mon serviteur, de Ma PrĂ©sence. » Alors que je m’approchais Ă travers le ProphĂšte , tout a disparu, mĂȘme la rĂ©alitĂ© spirituelle du ProphĂšte a disparu. Rien n’existait sauf Allah, le Tout-Puissant et l’ExaltĂ©.
« Puis j’ai entendu une voix provenant de toutes Ses LumiĂšres et Attributs qui brillaient en Sa PrĂ©sence : « Ă mon serviteur, entre maintenant dans l’Ătat d’Existence au sein de cette LumiĂšre. » Je me suis senti entrer dans l’existence Ă travers le ProphĂšte , aprĂšs avoir Ă©tĂ© anĂ©anti, apparaissant et existant en PrĂ©sence Divine, ornĂ© des Quatre-vingt-dix-neuf Attributs. Puis je me suis vu Ă l’intĂ©rieur du ProphĂšte , apparaissant Ă l’intĂ©rieur de chaque crĂ©ation qui existait par la puissance d’Allah. Cela nous a amenĂ©s Ă un Ă©tat dans lequel nous avons pu rĂ©aliser qu’il existe d’autres univers que celui-ci, qu’il existe des crĂ©ations infinies d’Allah, le TrĂšs-Haut et le TrĂšs-Sublime. Puis j’ai senti mon oncle me secouer l’Ă©paule en disant : « Ă mon fils, c’est l’heure de la priĂšre du Fajr. »
J’ai priĂ© le Fajr derriĂšre lui et plus de 300 personnes du village ont priĂ© en congrĂ©gation avec nous. AprĂšs le Fajr, mon oncle s’est levĂ© et a dit : « Nous avons demandĂ© Ă mon neveu de faire l’istikhara (consultation spirituelle). » Tout le monde attendait avec impatience d’entendre ce que j’avais vu. Mon oncle a immĂ©diatement dit : « Il a Ă©tĂ© amenĂ© en prĂ©sence du ProphĂšte par mon pouvoir.
Le ProphĂšte a donnĂ© Ă tout le monde la permission de dĂ©mĂ©nager en Turquie. Puis il l’a emmenĂ© Ă travers les Ătats jusqu’Ă l’Ătat de « la distance de deux longueurs d’arc ». Ensuite, il l’a emmenĂ© Ă une station oĂč il lui a ouvert une vision de la connaissance qui n’avait jamais Ă©tĂ© ouverte Ă aucun saint auparavant, y compris moi-mĂȘme. Son Ascension Ă©tait un moyen d’instruction pour les saints passĂ©s et prĂ©sents, et une clĂ© pour ouvrir un ocĂ©an gigantesque de connaissance et de sagesse. »
« Je me suis dit : « Mon oncle Ă©tait avec moi dans cette vision, et c’est grĂące Ă son pouvoir que j’ai reçu cette vision. » »

« Tout le monde dans le village a commencĂ© Ă se prĂ©parer Ă l’Ă©migration. Nous avons quittĂ© le Daghestan pour la Turquie, lors d’un voyage semĂ© d’embĂ»ches causĂ©es Ă la fois par les soldats russes et par des bandits de grand chemin qui tuaient sans la moindre provocation.
PrĂšs de la frontiĂšre turque, nous traversions une forĂȘt connue pour ĂȘtre remplie de soldats russes. C’Ă©tait l’heure du Fajr. Mon oncle a dit : « Nous allons prier le Fajr, puis nous traverserons la forĂȘt. » Nous avons priĂ© le Fajr et avons commencĂ© Ă avancer. Puis Cheikh Sharafuddin a dit Ă tout le monde : « ArrĂȘtez ! » Il a demandĂ© un verre d’eau. Quelqu’un lui a tendu un verre d’eau et il a lu le chapitre Ya Sin (ayat 9) : « Et Nous avons placĂ© une barriĂšre devant eux et une barriĂšre derriĂšre eux, et Nous les avons enveloppĂ©s de voiles afin qu’ils ne puissent pas voir. » Puis il a lu Fallahu khairul hafidhan wa Huwa arhamur-Rahimeen , « Allah est le meilleur protecteur, et Il est le plus misĂ©ricordieux de ceux qui font preuve de misĂ©ricorde. » [12:64]
« Alors qu’il lisait ces versets, tout le monde a senti quelque chose venir dans son cĆur, et j’ai vu tous les Ă©migrants trembler. Allah m’a donnĂ© une vision Ă ce moment-lĂ afin que je puisse voir que nous Ă©tions encerclĂ©s de tous cĂŽtĂ©s par l’armĂ©e russe. J’ai vu qu’ils tiraient sur tout ce qui bougeait, mĂȘme un oiseau. Puis j’ai vu que nous passions et que nous Ă©tions en sĂ©curitĂ©. Nous traversions la forĂȘt et ils n’entendaient aucun bruit de nos pas ou de nos animaux, jusqu’Ă ce que nous arrivions sains et saufs de l’autre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre.

La vision prit fin lorsque Shaykh Sharafuddin eut fini de lire. Il jeta l’eau devant nous et dit : « Avancez maintenant ! Mais ne regardez pas derriĂšre vous. » Alors que nous avancions, nous pouvions voir les soldats russes de tous cĂŽtĂ©s, mais c’Ă©tait comme si nous Ă©tions invisibles. Nous avons parcouru 32 kilomĂštres Ă travers cette forĂȘt. Cela nous a pris du matin jusqu’aprĂšs la priĂšre de l’Isha. Nous ne nous sommes arrĂȘtĂ©s que pour prier et nous Ă©tions invisibles aux yeux de tous. Nous entendions l’armĂ©e russe tirer sur les gens, les oiseaux, les animaux et tout ce qui bougeait. Mais nous sommes passĂ©s inaperçus et indemnes. Nous Ă©tions les seuls Ă ĂȘtre en sĂ©curitĂ©. Nous sommes sortis de la forĂȘt et avons traversĂ© la frontiĂšre turque.
Nous nous sommes d’abord rendus Ă Bursa, oĂč Cheikh Sharafuddin s’est installĂ© pendant un an. Il a ensuite dĂ©mĂ©nagĂ© dans un endroit appelĂ© Rashadiyya, oĂč il a fondĂ© un village pour les Ă©migrants du Daghestan. Ce village Ă©tait situĂ© Ă une cinquantaine de kilomĂštres de Yalova, sur la cĂŽte de Marmara, Ă environ 80 kilomĂštres de Bursa et Ă environ 100 kilomĂštres d’Adapazar. Il y a construit la seule mosquĂ©e du village, et Ă cĂŽtĂ©, sa propre maison. Tout le monde s’est affairĂ© Ă construire sa maison. Mon pĂšre et ma mĂšre ont construit une maison adjacente Ă celle de Cheikh Sharafuddin. »
Allahumma Salli ‘ala Sayyidina Muhammadin wa ‘ala ali Seyyidina Muhammadin SalAllahu ‘alaihi wa Sallam. Al Fatiha đč

